20 août (Reuters) - Twitter TWTR.N et Facebook FB.O ont annoncé lundi avoir mis fin à une campagne menée sur leurs réseaux avec l'appui des autorités chinoises pour discréditer les manifestants hongkongais. Twitter dit avoir fermé 936 comptes et parle d'une initiative apparemment coordonnée, soutenue par l'État, lancée en Chine continentale. Selon le site de micro-blogging, les comptes en question étaient les plus actifs, mais un réseau plus vaste d'environ 200.000 comptes a été démantelé avant qu'il ne devienne réellement actif. Facebook dit, de son côté, avoir supprimé les comptes et les pages d'un petit réseau après une alerte de Twitter. Le réseau social ajoute que son enquête a révélé l'existence de liens entre ce réseau et les autorités chinoises. Lancé en juin contre un projet de loi aujourd'hui suspendu qui aurait autorisé les extraditions vers la Chine, le mouvement de contestation hongkongais s'est élargi à la défense des libertés garanties par le principe "un pays, deux systèmes", accepté dans le cadre de la rétrocession de l'ex-colonie britannique, en 1997. Cette formule reconnaît la souveraineté chinoise sur la "région administration spéciale" tout en garantissant son autonomie et le respect des libertés individuelles. De nombreux gouvernements font pression sur les réseaux sociaux pour les amener à agir contre les campagnes de désinformation en ligne, notamment à l'approche d'élections. Selon les résultats de l'enquête menée aux Etats-Unis sur la présidentielle de 2016, la Russie s'est ingérée de manière "radicale et systématique" dans la campagne électorale pour favoriser Donald Trump. Twitter et Facebook, auxquels Pékin interdit l'accès en Chine continentale, sont utilisables à Hong Kong. Les deux firmes américaines y ont été mises en cause après la diffusion sur leurs réseaux de publicités réalisées pour le compte des autorités chinoises afin de dénoncer les actes des manifestants démocrates. En réaction, Twitter a annoncé lundi que les publicités provenant des pouvoirs publics ne seraient désormais plus acceptées. Selon l'Ads Transparency Center de Twitter, l'agence de presse Chine Nouvelle et le télédiffuseur public China Global Television Network (CGTN) ont financé des campagnes de publicité vidéo accusant les manifestants de recourir à la violence et affirmant que les Hongkongais souhaitaient la fin du mouvement. (Katie Paul et Elizabeth Culliford avec Sayanti Chakraborty, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)
Hong Kong-Twitter et Facebook démantèlent des réseaux de désinformation
information fournie par Reuters 20/08/2019 à 08:41
| 574,4600 USD | NASDAQ | -0,82% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
La Russie a tiré "près de 500 drones et missiles" contre l'Ukraine vendredi en pleine journée, faisant au moins six morts et provoquant des coupures d'électricité d'urgence à travers le pays, ont indiqué les autorités ukrainiennes. Il s'agit d'un nouvel épisode ... Lire la suite
-
Le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire a dévoilé vendredi son très attendu "plan d'action" pour le périscolaire, chiffré à "une vingtaine de millions d'euros", qui garantira selon lui "la transparence totale envers les familles". La ville de Paris a suspendu ... Lire la suite
-
La ville de Paris a suspendu 78 animateurs dans les écoles depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, annonce le nouveau maire de la capitale Emmanuel Grégoire. "Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro", déclare ... Lire la suite
-
Le président Donald Trump a limogé jeudi sa ministre de la Justice Pam Bondi, une fidèle alliée critiquée pour sa gestion des dossiers Epstein, annonçant son départ vers le "secteur privé".
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer